Dédicace du roman Victor Hugo et le dirigeable à Antony

Rendez-vous les 18 et 19 septembre 2026

Le mois de septembre est un mois riche en événements à Antony : forum des associations le 6 septembre, présentation des spectacles de théâtre, musique et cirque de l’Azimut le 9 septembre, 39e foire aux fromages et aux vins du 11 au 13 septembre, 11e festival de Street Art les 18 et 19 septembre, Carrousel de l’art le 26 septembre… et braderie des commerçants du cœur de ville les 18 et 19 septembre.

La braderie des commerçants du cœur de ville, j’y serai. La librairie Agora (1 avenue Aristide Briand, au coin de la rue Auguste Mounié) m’accueille pour dédicacer mon roman Victor Hugo et le dirigeable. Ce n’est pas la première fois que l’Agora m’offre cette opportunité. Le gérant est le premier à avoir cru en moi et je l’en remercie chaleureusement.

L’Agora, c’est une véritable librairie, on y trouve un éventail très large de livres, depuis les classiques jusqu’aux dernières nouveautés en passant par les polars, mais c’est aussi un lieu où on vous conseille, car les livres, à l’Agora, on les lit ! C’est le rendez-vous incontournable de ceux qui aiment la lecture, des romans aux journaux et aux périodiques. On s’y presse à toute heure.

Antony

Antony, c’est là que je réside et que j’écris mes romans. Un petit tour par Wikipedia vous dira tout ce qu’il faut savoir sur cette ville de la banlieue sud de Paris : soixante-quatre mille habitants, sous-préfecture des Hauts-de-Seine, trois stations de RER et, bientôt, une connexion au Grand Paris Express avec la gare d’Antonypole. Une forte densité, mais des espaces verts et des installations sportives, un hôpital (privé, le plus grand d’Île de France), un théâtre (Firmin Gémier-Devedjan), un cinéma (Le Select) et un Espace cirque.

Ça, c’est Antony aujourd’hui. Bien sûr, je n’ai pas manqué de m’intéresser à Antony au XIXe siècle et à la Belle Époque. En 1850, la ville ne comptait que mille trois habitants, en 1900, trois mille. Le petit Journal disait d’elle en 1922 : la jolie commune d’Antony est une de celles, dans la banlieue de Paris, où l’agriculture est restée la plus florissante. De fait, elle n’a été touchée que tardivement par l’industrialisation, même si y avait été créée, en 1702, une manufacture, devenue royale peu de temps après : la Manufacture royale pour le blanchissage des cires et la fabrique de bougies.

Elle était située dans une rue à l’écart du bourg de l’époque, dite rue Haute et qui est devenue la rue du Bois de Verrières. Depuis l’entrée de la manufacture dégringolait une sorte de ru, par où s’écoulaient les eaux jusqu’à la rue Basse (actuelle rue de l’Église). Le ru a donné son nom à la ruelle qui subsiste à son emplacement et qui s’appelle aujourd’hui ruelle A Riou, dans laquelle j’ai résidé plus de vingt ans. Aucun lien avec la Bretagne… L’industrie des cires et la fabrication des bougies ont périclité, le site et les bâtiments ont été vendus à la fin du XIXe siècle aux sœurs de Saint-Joseph de Cluny.

Une bourgade tranquille entourée de cultures maraîchères

De fait, Antony, au XVIIIe siècle et pendant une grande partie du XIXe siècle, est vu comme un lieu de villégiature : l’air est pur, on est entouré de cultures maraîchères. La Fontaine et Charles Perrault y séjournent en été, l’acteur François Molé s’y fait construire une maison de maître, la famille de Castries, une « folie », remplacée sous le Second Empire par l’actuel château Sarran. De nombreuses congrégations s’y installent : les Sœurs de la Croix de Saint-André, les marianistes, les rédemptoristes, les Dames de Saint-Raphaël…

L’expansion

Jusqu’au milieu du XIXe siècle, Antony était relié à la capitale par la « poste aux chevaux », dont il y avait un relais au lieu-dit de la Croix-de-Berny (intersection entre la route reliant Paris à Orléans et celle reliant Versailles à Choisy-le-Roi). L’arrivée du chemin de fer, la ligne de Sceaux d’abord puis la ligne d’Arpajon (l’Arpajonnais, disparu en 1937), va progressivement désenclaver cette bourgade tranquille. Lorsque Auguste Mounié en est élu maire en 1912, elle ne compte encore que quatre mille habitants, lorsqu’il meurt en fonction en 1940, ce chiffre sera passé à vingt mille.

Antony dans mes romans

Je ne pouvais pas ne pas situer quelques-uns des épisodes de mes romans à Antony. Dans La Poulette et le Boulanger, c’est là que Marie-Louise Merlin a trouvé refuge. Extrait :

Antony ne faisait pas partie de la juridiction du préfet de police de Paris et dépendait de la gendarmerie, le commissaire Lauzière n’avait donc aucune légitimité pour y intervenir. Ce genre de considérations n’était pas de nature à le retenir. Le 5 août, à six heures du matin, les trois hommes qu’il avait sélectionnés la veille l’attendaient au poste de police, ainsi que Gomard. La petite troupe prit le train à l’embarcadère de la place Denfert-Rochereau. Trois quarts d’heure plus tard, ils étaient à la gare d’Antony où deux gendarmes, prévenus la veille par le télégraphe de la venue de Lauzière, les attendaient. Ils les conduisirent Voie des Bois. La maison de D’Hallencourt était l’une des dernières constructions en direction de Verrières-le-Buisson, au-delà de l’ancienne manufacture royale des cires et bougies. La voie se poursuivait plus loin par une route bordée d’arbres serpentant entre des champs et des zones de maraîchage.

La bâtisse était en briques et meulières au centre d’une parcelle de terrain livrée aux herbes folles et aux ronces. Les persiennes étaient fermées et elle paraissait inoccupée. Lauzière en fit le tour, puis il demanda à l’un de ses hommes, qui avait apporté une sacoche de serrurier, d’en ouvrir la porte. Il ignorait que quelqu’un l’épiait à travers les claires-voies des volets.

La porte d’entrée donnait sur un vestibule et un escalier. La porte de la salle à manger était ouverte, au centre de la pièce, Marie-Louise Merlin se tenait debout, dans une pose théâtrale, la pointe d’un couteau sous son sein gauche. Elle était très pâle.

C’est également le théâtre d’une des batailles qui font dévier l’histoire de son cours dans Victor Hugo et le dirigeable (une uchronie). Elle est représentée par une fresque dans le dôme du palais de l’Industrie lors de l’Exposition universelle de 1889 :

Le tambour qui faisait la transition entre le dôme et les arches était recouvert de fresques. Sur la droite, trois panneaux rappelaient le sacrifice des soldats du 18e corps qui avaient renversé le cours de la guerre en 1870. Au centre, on pouvait voir Napoléon-Jérôme en uniforme de colonel des chasseurs de la garde, avec sa capote vert sombre, son gilet et sa culotte à pont blancs, ses épaulettes d’or et le mythique bicorne en peau de castor de son oncle, haranguant les fantassins du 42e régiment de marche le soir du 28 novembre 1870. À droite, c’était la prise de la tour Guinette, au nord d’Étampes, lors de la bataille qui coûta la vie au grand-duc Frédéric-François II de Mecklembourg-Schwerin le 2 décembre. À gauche, l’héroïque charge du 44e régiment de marche le 6 décembre au sud d’Antony, une bourgade du département de la Seine, qui permit de bousculer les troupes du général Edwin von Manteuffel et de briser l’encerclement de la capitale.

N’oubliez pas la date…

Assez bavardé…

Si vous passez par Antony le 18 ou le 19 septembre, dans l’après-midi, venez me voir devant la librairie-maison de la presse l’Agora au bout de la rue Auguste Mounié, j’aurai plaisir à échanger avec vous.

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